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Campagne électorale: L'enjeu de l'écologie à la merci des catastrophes

Faut-il vraiment attendre le pire pour agir ? Aujourd'hui, il semble que les enjeux écologiques soient entièrement laissés à la merci des catastrophes. En France, la campagne présidentielle de 2027 s'amorce avec un changement de paradigme frappant. Comme le souligne le média Reporterre (27 août 2026) : si l'écologie était jadis la grande oubliée des programmes politiques, un été caniculaire a suffi pour renverser la tendance. Désormais, de Jean-Luc Mélenchon à Raphaël Glucksmann, en passant par François Ruffin et Fabien Roussel, tous rivalisent pour s'imposer comme « LE candidat de l'écologie ». Au Québec, en revanche, les élections sont déclenchées avec une dynamique bien différente. Il y a fort à parier que les partis politiques relégueront l'environnement au second plan. À moins d'une catastrophe climatique majeure pour forcer la main des décideurs, comme ce fut le cas en France, la question risque d'être éludée. Ainsi va la politique.

Rhétorique d’un discours de surface : La campagne électorale et les grands projets.

Rhétorique d’un discours de surface : La campagne électorale et les grands projets. L’analyse de la rhétorique d’un discours de surface appliqué à une campagne électorale et aux grands projets s’intéresse à la manière dont les acteurs politiques utilisent les mots, les symboles et les mises en scène pour séduire, convaincre et masquer parfois la complexité des dossiers réels derrière des promesses spectaculaires. La campagne électorale Au cours des prochaines semaines, nous entendrons de la part des partis politiques, leurs programmes. Espérons qu’ils nous parlent des solutions concrètes aux problèmes que vivent les citoyen,e,s  aujourd’hui. Sortiront-ils des slogans : la solution c’est la souveraineté, les réductions d’impôts, le tout à l'État, l'économie avant tout.  Les grands projets industriels On retrouve également cette rhétorique chez les promoteurs de grands projets industriels comme le port de Contrecoeur et de Sorel : on va commencer la coupe d’arbre, on va sauver ...

La concertation: allégorie d'un projet de vacances

Un projet de vacances Il y a plusieurs années, j'ai animé une formation à un groupe d’intervenant.e.s communautaire.  Le thème était la concertation. Voici mon introduction. Eden et Lou, épuisés par la routine et les exigences du quotidien, décident de partir en vacances dans le Sud. « Ça va nous faire un bien fou de nous reposer et de nous prélasser au soleil… » En quelques heures, les dates sont fixées et la destination est choisie. Déjà, l’enthousiasme monte et la complicité renaît. Une fois sur place, c'est l’installation rapide dans la chambre, suivie d'une première balade sur la plage. Au retour, Eden se précipite à l’accueil pour ramasser des informations sur l'hôtel, pendant que Lou prend le temps de vider sa valise. Quelques minutes plus tard, Eden revient, tout excité, avec une panoplie de dépliants sur les activités proposées. Lou, de son côté, est déjà bien installé sur la terrasse, plongé dans un roman. C'est le choc. La tension monte. Sur le chemin de ...

Le patrimoine alimentaire et les grandes entreprises agroalimentaires Québécoise

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Publication Réseaux Sociaux  La vente de la fabrication des Whippets et des fromages OKA témoigne d'un manque de sensibilité flagrant des gestionnaires envers notre patrimoine alimentaire. Cela illustre une fois de plus les tensions fondamentales qui traversent notre société moderne, notamment le conflit entre la pure logique de marché et la préservation de la culture. J'ai le sentiment que, pour de grandes entreprises de l'agroalimentaire, le patrimoine est trop souvent perçu comme un simple actif financier parmi d'autres, plutôt que comme un héritage immatériel à protéger à tout prix. Voici pourquoi cette perception est si ancrée et pourquoi un tel décalage persiste entre la gestion corporative et la valeur culturelle de nos marques locales. Article du Devoir Analyse Cette situation met en lumière une fracture de plus en plus visible entre la valeur patrimoniale d'un produit et sa valeur boursière au sein de l'économie mondialisée. Lorsqu'un symbole de ...

Le courage de dire ce qui est

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  Sommes-nous revenus dans les années 1980, époque où  Marc-Henry Soulet  questionnait le silence des intellectuels face au nationalisme ? Parfois, j'ai l'impression que les intellectuels — qu'ils soient universitaires, journalistes ou professionnels — font preuve d'une grande prudence face aux changements climatiques. Certes,  plusieurs d'entre eux  osent sortir de leurs mandats et de leurs projets de recherche pour « soutenir l'action climatique et la transition socioenvironnementale ». « On est tannées de voir que les choses ne vont pas dans le sens où elles devraient aller, basées sur les connaissances scientifiques, et donc le collectif vient d'une volonté de pousser l'action climatique », affirme Mathilde Jutras, co-porte-parole du collectif, en entrevue au  Devoir . L'ouvrage de Nicolas Langelier va plus loin. “ Ce qu'on trouve dans la cendre – Méditations sur le sens et le courage dans un monde en effondrement”,  ose nommer — parfois de m...

Pourquoi de nombreuses personnalités publiques et d’organismes de la société civile se prononcent peu sur des enjeux environnementaux et sociaux des grands projets économiques?

  Je participe depuis plusieurs années à des rencontres discutant des enjeux économiques, environnementaux et sociaux.  Les discussions sont enrichissantes et formatrices. Toutefois, les échanges deviennent vagues et conciliants sur les grands projets qui ont des impacts économiques  Pourquoi?  Mon objectif est de soulever une réflexion sur un changement d’attitude.  1. Le retrait des leaders d'opinion face aux enjeux systémiques Le silence des personnalités publiques (artistes, intellectuels, influenceurs, politiciens) ne relève pas toujours d'un manque d'intérêt, mais souvent d'une  stratégie d’évitement . En évitant de se prononcer sur des projets économiques controversés, ces figures protègent leur "capital sympathie" et leurs partenariats. Cependant, cette absence de prise de position renforce le  statu quo  : sans voix fortes pour porter la critique, les projets industriels sont perçus comme faisant consensus par défaut. 2. Le piège de la "p...