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Réflexion personnelles : POURQUOI CONTINUER À QUESTIONNER L’AGRANDISSEMENT DU PORT DE CONTRECOEUR?

Ma mère était abonnée à la revue Sélection Reader Digest. Il y a quelques années je me suis abonné, un peu par nostalgie, mais aussi pour être connecté au contenu d’une publication qui veut parler du quotidien des gens. Bref, chaque mois, je reçois cette petite revue. Je m’attarde à la section MATIÈRE À RÉFLEXION. Au retour d’une conférence dans le cadre de la COP15, je retrouve dans le numéro d’avril 2022 une citation de Louis Cornelier chroniqueur au Devoir.  «  Former des gens pour soutenir la croissance économique est peut-être une bonne chose, mais les former pour qu’ils soient aussi capables de se demander si cette croissance est saine et profitable à tous s’impose avec la même nécessité pour éviter la dérive vers ce que  * Bernanos appelait une société de robots.  » D’aucuns considèrent que la bataille pour freiner le développement du port de Contrecoeur est perdue d’avance. Au contraire, les discussions à la COP15 nous invitent à continuer à questionner ce pr...

Importance de recréer des lieux communs.

Jeudi, j’ai assisté à la pièce de théâtre Gaz Bar Blues chez Duceppe. Cette pièce m’a fait revivre des moments de mon enfance (Années 70). La famille de ma mère exploitait une quincaillerie qui était jointe à une épicerie. Les jeudis et les vendredis étaient les rendez-vous pour faire les achats de la semaine. Ça riait, ça placotait de tout et de rien. Finalement, ce sera la fermeture pour toujours au profit des grandes quincailleries et des grosses épiceries. Aujourd’hui, flâner est de plus en plus difficile. Il faut circuler et dépenser sur internet.

Le bonheur professionnel un état à retrouver,

Le 26 janvier 2021 Au moment (il y a 6 ans) de prendre ma retraite du réseau de la santé, j’ai affirmé avoir vécu un certain bonheur professionnel dans mon travail. Je suis conscient que le contexte actuel ou le personnel est épuisé physiquement et psychologiquement, il peut être inapproprié de parler de bonheur professionnel. Je pense qu’il est nécessaire de se rappeler nos valeurs profondes qui fondent nos actions. De se battre pour les maintenir et de les faire croitre tout au long de la vie au travail. Aujourd’hui, je repense à un échange que j’ai eu avec le DG de l’époque. Il me disait que j’étais un professionnel, moi je me définissais comme un intervenant communautaire. Cette discussion, qui semble théorique à tout le moins rhétorique, portait une réflexion sur ma position dans l’organisation (CLSC). Le DG parlait de carrière, moi d’engagement. Avec le temps, je me rends compte que carrière et engagement ne sont pas inconciliables. Mais, je devais faire un choix sur la motivati...

Le Bonheur est partout...

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21 janvier 2022 Ma mère était abonnée au quotidien La Presse mais aussi la revue Sélection Reader Digest. Dans ma jeunesse, j’ai souvent critiqué le Sélection à cause de son côté conservateur. J’en ai aussi bien ri avec la satire du magazine CROC Sécrétions des lectures indigestes. Finalement, je me suis réabonné il y a un an. Pourquoi? Un peu par nostalgie, mais aussi pour lire le contenu de la version Canadienne de cette revue américaine. Bon, c’est distrayant et moins conservateur que dans mon souvenir. J’y découvre des articles sur des enjeux de la société. Dans le dernier numéro il y a un article sur la fibre écolo de Sylvain Gaudreau député de Jonquière. Mais, je voulais faire suite à ma réflexion sur le bonheur. L’Université de Yale donne un cours en ligne pour ces étudiantes / étudiants pour les aider à être plus heureux. Voici quelques conseils proposés et mes interprétations : - Entretenir ses relations : famille, ami, camarde - Faire de bonnes actions : pour une personne, u...

Un témoignage émouvant de mon fils à une assemblée de QS Montarville le 28 novembre 2021

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Le beau bonhomme sur la photo, c'est mon papa, Gilles.  Je passe l'après-midi avec lui et une bonne soixantaine de solidaires de Montarville. Honnêtement, je n'ai jamais vu autant de gens dans un événement de Québec solidaire à Boucherville. Pendant que François Legault monte les banlieusards contre les urbains, notre mouvement solidaire s'enracine partout.  Et ce n'est pas qu'on a plus d'argent ou plus d'amis haut placés. C'est parce qu'on a des gens comme Gilles de notre bord. Il a mobilisé pendant des semaines pour remplir la salle. Je pense qu'il voulait m'impressionner, et il a réussi.   Mon père est un syndicaliste. À l'époque où le chacun-pour-soi s'installait en politique, mon père m'a trimballé sur ses épaules dans ses manifestations. J'ai marché avec lui dans les rassemblements gigantesques contre les guerres de George Bush. Maintenant, c'est pour l'environnement qu'il se bat. Comme ses voisins, il pe...

Hommage à Coralie Deny

Texte d'une courte allocution, le 12 septembre 2020 à la Maison du Développement Durable, dans le cadre d'un hommage à la suite du décès de Coralie Deny directrice générale du CRE-Montréal. Bonjour, Tout d’abord, je voudrais remercier Francis et l’équipe du CRE de m’avoir invité à prendre la parole aujourd’hui. J’ai longuement réfléchi à ce que j’allais livrer comme hommage à Coralie. Finalement, j’ai décidé de procéder comme je le faisais avec Coralie. J’ai testé mes idées auprès de Francis et d’Emanuel. Ils ont généreusement répondu à ma demande. Comme Coralie le faisait.  C’est la première qualité que je désire souligner : sa générosité avec une dose d’abnégation ou de gratuité. Je désire vous partager des éléments d’une certaine intimité professionnelle de ma relation avec Coralie. J’espère que plusieurs d’autre-vous se reconnaitront.  Avant de devenir président, j’étais un simple membre du CA. J’avais beaucoup de plaisir. Vous savez les tannants dans le fond de la classe ...

L'engagement rend bon

L'engagement rend bon En mai 2013 mon ami Gilles Dugal m’a demandé d’écrire un court texte sur mon engagement Quand j’étais jeune, mon père disait souvent : «  les grosses compagnies y ont pas d’âme  ».    Pour ma mère, c’était autre chose : «  y faut travailler pour se faire vivre  ».    J’ai 58 ans.    Qu’est-ce qui a motivé mon engagement social depuis mes 18 ans?    Y a-t-il des options, des choix de vie, une destinée, un appel?     Non.    Au début, c’est plutôt une recherche de soi, de groupe d’appartenance, un désir de trouver un chemin de vie différent de ma famille. Puis, au fil des évènements,    des intuitions se sont transformées en convictions.